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Ce disque a été enregistré en public par Sandro Lisci le 26 octobre 2001 à la Vidondée de Riddes (VS).
Bribes de textes choisis pour vous
LA BLANCHISSEUSE (à grand-maman) Elle en
a mis du bleu sur les draps de naguère Et à défaut
de mieux usé ses mains sur les fers Elle en
perdit un doigt A
graisser les rouages Des
machines Révolution
du lavage Annonçant
un autre âge
LANGUE DE VIPERE Entre
l’artiste et le nigaud, il n’y a qu’un pas, le goût du beau Un peu
comme si l’on confondait, une pierre précieuse et un galet J’aurais
aimé être entarteur, pour savonner tous ces frimeurs Alors
j’étalerai mon verbe En
guise de crème, un rien acerbe Quitte
un jour à crier famine
LA MAIN DANS LE SAC Pour
trois bonbons, me voilà prise la main dans le sac Y a des
raisons pour expliquer ce mini fric-frac Si ma
maman m’avait donné quelques centimes La main
sur le coeur, je le jure, j’aurais payé, foi de Carine
AMANT DE REVE Si tu
me donnais tes lèvres j’y poserais la fièvre de ces nuits de soleil Je leur
chanterais sans doute du fond de ma déroute les couleurs du sommeil J’enivrerais
de rires nos folles envolées vers un monde enchanté Que je
suis seule à croire en y volant tes heures en espérant ton coeur comme
on attend l’été
Au
tréfonds de l’enfer, le sport de masse C’est
de jouer les voyeurs Quand
on n’sait plus que faire de sa carcasse On en
oublie la pudeur On crie
« bravo, quel numéro ! » Qui ose
encore résister au délire Quand l’intellect
est en lambeaux On
attend qu’on nous dise s’il faut pleurer ou rire
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